Jusqu'au bout © Les Compagnons Butineurs

Jusqu'au bout

[Recherche en cours]

Avec Cyril Benoit, Marie Brugière,

Yearime Castel Y Barragán, Marie Maucorps,

Julien Nguyen Dinh, Nouch Papazian

et Pascaline Schwab

 

Impulsion et regard extérieur Nouch Papazian

Soutien en résidence de L’éclat, théâtre de Pont-Audemer et le Théâtre de Cormeilles.

Depuis plusieurs années, un laboratoire clown dirigé par Nouch Papazian a vu le jour au sein de la compagnie. Il est devenu, au fil des années, un espace de formation puisant entre autres dans les pédagogies de Sue Morrison (Canada) et d’Eric Blouet. Les membres constituant ce groupe, fluctuant jusqu’alors, se sont progressivement fixés, formant depuis 2018 un groupe de recherche en création au sein de la compagnie. Après plusieurs «soirées» (ensemble de numéros, solos ou duos, improvisés ou avec canevas) publiques, ce groupe, composé de sept personnes souhaite poursuivre et approfondir la recherche pour voir quelles seraient, si pertinent, les conditions d'émergence de la création d'un spectacle à proprement parler.

Résidences de recherche

- Novembre 2020 : Théâtre de Cormeilles

- Décembre 2020 : L'éclat, théâtre de Pont-Audemer

- Janvier 2021 : Espace Paul Valéry, Le Plessis-Trévise

- Mars et avril 2021 (lieu à définir)

Jusqu'au bout © Les Compagnons Butineurs

Nos clowns ne sont pas toujours drôles. Elles et ils sont parfois très impudiques, mystérieux, inquiétants. Après tout, c’est un art de la surprise, de la curiosité. Et cette nature d’inconnu, en ce moment, nous paraît follement nécessaire.

A force de travailler ensemble, les sept clown.es ont fait émerger un ensemble de mondes, protéiformes mais remplis d’échos : d’un passage à l’autre, il ou elle parle de solitude, de désarroi politique, de promesse amoureuse non tenue. Des histoires se tissent presque malgré elleux, par évocation ou souvenir ; à force aussi de se rapprocher, pour chacun et chacune, de « leur clown.e », d’une façon d’être, de sentir et de jouer avec ce petit masque.

Alors maintenant nous sommes curieux.ses de voir ce qui pourrait s’écrire à partir des nombreuses pistes que nous avons. Nous avons envie d'axer notre recherche précisément à l'endroit de cette étrange contradiction entre le toujours-au-présent radical qu’exige le clown et les contraintes d’une écriture, d’une dramaturgie, même plastique. Les sept clowns peuvent-elles/ils jouer ensemble sur scène ? Comment se répondent, se croisent, se complètent des solitudes ? Qu’est-ce que cet échantillon d’humanité-là peut nous raconter, surtout en ce moment que la présence, le regard, le toucher, l’expérience sensorielle ou l’intime sont des enjeux si brûlants ?